Publié le 10/10/2009 à 15:53 par mrcrouen
Dans une lettre adressée le 28 septembre 2009 à Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, la très grande majorité des militants du MRC 76 et parmi eux tous les élus ont présenté leur démission du Mouvement Républicain et Citoyen.
Celle-ci est motivée par des désaccords importants sur les stratégies et le fonctionnement du mouvement, bien qu'ils se reconnaissent dans les idéaux portés par ce mouvement et par son analyse politique.
Cependant, ils-elles n’abandonnent pas l’action politique et ils-elles continueront de travailler à la victoire d’une gauche républicaine, socialiste et antilibérale.
Rendez-vous a été donné à la presse le vendredi 9 octobre à 13h30 au Café de l'Echiquier, Espace du Palais à Rouen, afin d'expliquer plus amplement les raisons de leur départ et pour répondre aux questions des journalistes.
Nous publions ici quelques extraits de la lettre envoyée à Jean-Pierre Chevènement.
Rouen, le 28 septembre 2009
A Jean-Pierre Chevènement, président du MRC,
Mouvement Républicain et Citoyen
3 rue de Corbéra
75012 Paris
Copies à : Jean-Luc Laurent, Secrétaire National à la coordination, à Georges Sarre, Secrétaire National aux relations extérieures, à Serge Lézement, Secrétaire National au développement de la région Normandie,
Cher camarade,
Nous soussignés, militants du MRC 76, te présentons notre démission du mouvement, d’une part à cause de notre désaccord sur les stratégies de notre parti et, d’autre part, de notre lassitude devant le mépris des instances nationales à l’égard des militants de base.
Les stratégies d’abord.
Cela fait de nombreuses années que nous avons peine à comprendre la stratégie du secrétariat national, même si, en bons petits soldats, nous l’avons toujours acceptée, respectant la discipline de parti.
Nous l’avons respectée… jusqu’à ces dernières élections européennes. Nous ne pouvions accepter d’argumenter en faveur d’un vote blanc ou nul qui serait le seul vote républicain. Nous ne pouvions accepter qu’il n’y ait pas eu d’accord entre le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et le MRC.
« La Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dès les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle » avons-nous lu en janvier dans la position du MRC.
Et puis, le MRC s’est récusé, officiellement à cause d’un désaccord sur la souveraineté nationale. Nous en connaissons plus d’un qui n’a pas trouvé scandaleux qu’on parle de souveraineté populaire au lieu de souveraineté nationale.
La méthode, ensuite.
Un texte proposé par Sami Naïr et entériné par le Secrétariat National, pas de discussions dans les comités avec les militants. Un Bureau National convoqué, un débat sans vote. Le seul débat a eu lieu au Conseil National du 22 mars, mais la direction avait déjà pris sa décision. Bel exemple de démocratie interne où, encore une fois, les militants sont ignorés.
[.../...]
Mépris à l’égard des militants de base. Nous n’en donnerons qu'un exemple: la condescendance du secrétariat national faisant tomber la sanction à l’égard des camarades qui n’ont pas suivi la discipline du parti :
« Et voyez la sanction : Le Secrétariat national a décidé, mercredi soir, de suspendre ces camarades, uniquement de leurs fonctions internes, jusqu'à la fin de l'année. » (courriel de Béatrice Desmartin 12 juin 2009).
Autrement dit, les camarades sus-nommés par le communiqué doivent s’estimer très heureux de la clémence de la sanction !
[.../...]
Il n'y a dans notre décision aucune agressivité, aucune animosité et presque de l'amertume née du constat d'occasions gâchées et le sentiment d'avoir oeuvré pendant des années aux côtés d'un homme d'Etat reconnu comme tel.
Nous en prenons acte.
Salut et fraternité.
Les signataires:
Christine Moreau, présidente du MDC 67 de 1995 à 2003 ; conseillère municipale de 2001 à 2003, première secrétaire de MRC 76 de 2005 à 2007, candidate aux législatives de 2007,
Françoise Siard, a été Conseillère municipale de Rouen pendant 4 mandats, militante Ceres,
Patrice Siard, a été premier secrétaire du MDC puis MRC 76, candidat aux législatives de 1997, militant Ceres,
François Martot, président fondateur du MDC 76, longtemps conseiller municipal à Montville puis à Yvetot, candidat aux cantonales et aux législatives de 2002, militant Ceres,
André Guillemont, doyen havrais des militants MRC 76,
Daniel Lami, militant havrais de longue date,
Marc Collet, responsable du MRC havrais et conseiller municipal de Gonfreville l’Orcher,
Bernard Auvray, militant syndicaliste du MRC Rouen Agglo,
Claude Desaeger, conseiller municipal de Néville et conseiller communautaire de la ComCom de la côte d’albâtre,
Yves Texier, a été conseiller municipal de Fécamp, candidat aux législatives de 2007,
Pour les camarades démissionnaires,
Pascal Langlois
Premier secrétaire MRC 76 suspendu de ses fonctions, militant depuis 1993, candidat aux cantonales et municipales, conseiller municipal de Rouen et conseiller communautaire de l’Agglo,
Pour nous contacter, vous pouvez joindre Pascal Langlois
au 0664873965 ou en lui écrivant à planglois@rouen.fr
ou sur son blog http://pascallanglois.centerblog.net
ou sur le blog de « République et Socialisme » http://republiqueetsocialisme.centerblog.net.
Publié le 28/06/2009 à 23:05 par mrcrouen
A tous les responsables départementaux du MRC
Responsable, cela a un sens pour beaucoup d'entre nous. Responsable d'un parti politique, cela veut aussi dire qu'on en respecte la discipline la plus élémentaire.
Cela vaut pour tous ceux qui ont appelé publiquement à voter ou se sont engagés dans un soutien pour le Front de Gauche ou pour un autre parti en faisant état de leurs responsabilités au sein du MRC : Laurent Bouvier, Bruno Valentin, Gino Tognolli, Martine Souvignet, Thierry Vignaud, Lucien Jallamion, Patrice Siard, Christine Moreau, Pascal Langlois, Lucien Chevalier,Marinette Bache.
Nos actes ont des conséquences, en politique aussi ; et franchement qui peut croire que ces camarades ne savaient pas qu'il y aurait des "sanctions" à la suite de leurs actes.
Le Secrétariat national a décidé de suspendre ces camarades, uniquement de leurs fonctions internes, jusqu'à la fin de l'année.
Cela ne concerne pas les quelques militants qui nous ont fait savoir que dans l'isoloir, ils ne voteraient pas blanc ou nul.
Amiités citoyennes,
Béatrice Desmartin
Secrétaire nationale aux fédérations
Publié le 20/04/2009 à 12:00 par mrcrouen
Bonjour,
En réponse au courrier du comité départemental de Seine Maritime annonçant sa « mise en sommeil pour rejoindre et prendre part au front de Gauche », le Secrétariat national réuni le 15 avril dernier, constate que cette décision n’est ni respectueuse ni solidaire de la décision du conseil national pour les élections européennes à l’issue de l’échec des négociations avec le Front de Gauche dont celui-ci porte l’entière responsabilité en raison de son refus de respecter l’identité et la représentativité du MRC. Aussi, le Secrétariat national prend acte de cette décision et informe les adhérents qui feront ce choix qu’ils ne peuvent engager le MRC ni utiliser son nom et son sigle. Le SN procèdera à la désignation de nouveaux responsables dans ce département pour assurer la continuité du MRC.
Cordialement,
Jean-Luc Laurent
Secrétaire national à la coordination
Publié le 06/04/2009 à 12:00 par mrcrouen
A partir de cette date, lundi 6 avril 2009, et jusqu'à nouvel ordre, le blog du MRC 76 est mis en sommeil. Vous pouvez avoir accès aux informations ds militants et des élus MRC sur les blogs suivants:
http://pascallanglois.centerblog.net/
http://dominique-mutel.skyrock.com/
A bientôt!
Pascal Langlois
Publié le 06/04/2009 à 12:00 par mrcrouen
En désaccord avec Chevènement, Le MRC de la Seine-Maritime fera campagne avec le Front de Gauche. Les membres du comité de la Seine-Maritime du Mouvement républicain et citoyen (MRC) ne suivront pas la décision nationale de leur parti de « faire l’impasse » sur l’élection au Parlement européen de juin prochain et vont s’investir aux côtés des formations du Front de gauche.
Les adhérents du MRC 76 l’ont décidé en assemblée générale prenant leur distance avec la direction nationale
et son président, le sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement.
« Depuis juin, nous avions des désaccords successifs notamment sur la stratégie de constitution d’un grand parti de gauche », explique Pascal Langlois, 1er secrétaire du Comité 76, conseiller municipal de Rouen. Les instances nationales ont pris leur décision dans des conditions de débat non satisfaisantes, estime Pascal Langlois qui, avec ses amis, ne veut pas que le MRC s’aligne sur les positions européennes du PS, même si celles-ci ne sont pas unanimes.
« La direction du mouvement fait comme si la trahison du PS sur le traité de Lisbonne ne comptait pas » commente Patrice Siard, ancien 1er secrétaire du Comité 76. « Nous avons donc décidé de mettre le comité départemental en sommeil. On ne s’exprimera plus au nom du MRC. Les militants vont rejoindre le Front de gauche – avec le PCF, le
Parti de gauche, des ex-NPA/LCR… là où c’ets possible. Nous apporterons notre contribution à la campagne » indique Pascal Langlois. En Seine-Maritime, avec les quelques dizaines de militants, le MRC compte quatre élus municipaux au Havre, à Gonfreville-l’Orcher, à Néville et à Rouen.
Article paru dans "Fil-Fax" N° 3646 du 7 avril.
www.fil-fax.com
Publié le 05/04/2009 à 12:00 par mrcrouen
Rouen le 5 avril 2009
aux rédacteurs en chef
de la presse normande et rouennaise.
L'Assemblée Générale du MRC 76 s'est réunie le mercredi 25 mars. A l'unanimité des présents, elle a décidé la “mise en sommeil” du Comité départemental à la suite du vote du Conseil National du 22/03/09 qui a choisi de ne pas conclure d'alliance avec le "Front de Gauche" et de ne pas participer à ce scrutin
L'échéance de cette mise en sommeil n'a pas été fixée, mais pourrait correspondre au temps de la campagne électorale pour les élections européennes, à la fin de laquelle un bilan sera réalisé.
Les militants présents, dont trois élus (Rouen, Le Havre et Gonfreville), ont décidé de ne pas réadhérer officiellement au Mouvement, de prendre ainsi leur distance et de retrouver leur liberté d'expression et d'action.
En leur nom, j'appelle tous les militants du MRC 76, les sympathisants et les électeurs à nous rejoindre dans les comités du "Front de Gauche" en Seine Maritime et dans la campagne qui démarre, pour faire valoir nos principes, nos valeurs et nos idées.
Dans la continuité du non français et néerlandais au Traité Constitutionnel Européen de 2005 et contre la trahison démocratique de l'adoption par le parlement du traité de Lisbonne de 2008, nous disons non à l'Europe libérale et oui à une Europe respectueuse des nations et des intérêts des travailleurs. L'Europe telle qu'elle s'est construite depuis 30 années n'a pas su faire face aux défis du chômage de masse et de la démocratie. Son seul credo, la mise en concurrence des salariés, des systèmes collectifs de protection sociale et des services publics, conduit au désastre actuel, c'est à dire à la paupérisation croissante de celles et ceux qui vivent de leur travail. Les nations, les peuples et leurs représentants nationaux ont été écartés des décisions au profit d'instances non élues et sans contrôle démocratique.
Le 7 juin 2009, avec le MRC 76, votez et faites voter pour la liste du “Front de Gauche” pour une nouvelle donne politique et démocratique en Europe et en France.
Pascal Langlois
Premier secrétaire départemental MRC 76
O664873965
Publié le 29/03/2009 à 12:00 par mrcrouen
COMITE MRC 76
Rouen le 29 mars 2009
à Jean-Pierre Chevènement,
Président du MRC
L'Assemblée Générale du MRC 76 s'est réunie le mercredi 25 mars. A l'unanimité des présents, elle a pris la décision d'annoncer la mise en sommeil du Comité départemental à la suite du vote du Conseil National du 22/03/09 qui a choisi de ne pas conclure d'alliance avec le "Front de Gauche" et de ne pas participer à ce scrutin.
Pour le moment, l'échéance de cette mise en sommeil n'a pas été fixée, mais pourrait correspondre au temps de la campagne électorale pour les élections européennes, à la fin de laquelle un bilan sera réalisé.
Les militants présents, dont trois élus (Rouen, Le Havre et Gonfreville), ont décidés de ne pas réadhérer officiellement au Mouvement, de prendre ainsi leur distance et retrouver leur liberté d'expression et d'action.
Ils appellent les militants du MRC 76 qui n'étaient pas présents à cette AG et les sympathisants à les rejoindre et à prendre part au "Front de Gauche" en Seine Maritime pour faire valoir leurs principes, leurs valeurs et leurs idées afin de dire non à l'Europe libérale et oui à une réorientation de la construction européenne respectueuse des nations.
Une expression publique, par une conférence de presse dans les prochains jours, viendra expliquer publiquement cette position.
Bien fraternellement,
Pascal Langlois
Premier secrétaire départemental
Publié le 29/03/2009 à 12:00 par mrcrouen
Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009.
La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.
Le Mouvement Républicain et Citoyen a recherché loyalement un accord avec l’ensemble des forces de gauche pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée, dans la perspective d’un monde multipolaire régi par le Droit.
Le parti socialiste s’est montré d’abord préoccupé de surmonter ses propres divisions intérieures. Quant aux organisations politiques regroupées au sein du « Front de gauche », elles n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le Mouvement Républicain et Citoyen.
Le Conseil National réuni le 22 mars au Kremlin Bicêtre a constaté que les négociations engagées avec ces organisations achoppent sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.
Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme « souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne », les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé.
Faire croire à notre peuple qu’on peut redresser la ligne sociale-libérale sur la base de postulats illusoires procéderait d’une démagogie trompeuse à laquelle nous nous refusons. La République ne peut se dissoudre dans le mouvementisme.
Une alliance électorale sans principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique. Le MRC constate que la gauche aujourd’hui n’offre malheureusement pas de débouché politique à la crise et à la protestation sociale : le PS n’a pas rompu avec sa ligne sociale-libérale, comme l’a montré la ratification du traité de Lisbonne par la majorité de ses parlementaires. Le « Front de gauche » n’offre pas de perspective sérieuse de redressement. Le NPA ne veut pas venir au pouvoir.
Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne républicaine. Il publiera son propre texte d’orientation dans les prochains jours. Il préparera les échéances qui viennent et plus particulièrement celles de 2012 qui seules permettront de relever la France et la République et de réorienter vraiment la construction européenne.
Cette résolution a recueilli 79% des suffrages exprimées. Le MRC 76 a voté contre.
Publié le 29/03/2009 à 12:00 par mrcrouen
A l’issue du débat portant sur les élections européennes, Jean-Pierre Chevènement a présenté un projet de résolution, qui a été amendé à l’initiative de plusieurs membres du Conseil national.
Pour sa part, Michel Sorin s’est fait le porte-parole des membres du Conseil national qui, comme lui, sans remettre en cause le travail des négociateurs MRC, considèrent que la négociation n’est pas allée à son terme.
De leur point de vue, le Conseil national doit alerter le Front de gauche sur l’irrecevabilité pour le MRC du texte émanant des négociations, en précisant les points qui font problème. Si des réponses positives n’étaient pas apportées, les organisations partenaires du Front de gauche prendraient la responsabilité de la rupture des négociations.
Avant de lire le texte qui suit, Michel Sorin a tenu à souligner que la crise, avec les licenciements et la détresse sociale qu’elle véhicule, impose au MRC d’infléchir sa position dans les discussions avec les partis de gauche.
Texte rédigé par plusieurs membres du Conseil national et présenté par Michel Sorin
Le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen rappelle la pertinence de son projet républicain pour contrecarrer la mondialisation libérale, réorienter profondément la construction européenne et changer de politique en France. Ce projet est validé par la crise terrible de la mondialisation libérale, qui appelle à un sursaut de la puissance publique, adossée à la citoyenneté. Il faut donner une suite au NON du 29 mai 2005 et aux mobilisations sociales en cours.
C’est l’avenir de toute la gauche politique qui est en jeu.
Le Front de gauche,
- s’il traduit politiquement cette souveraineté populaire qui s’exprime dans la rue,
- s’il réaffirme le rôle de l’Etat-Nation dans la mise en œuvre de la souveraineté nationale,
- s’il reprend le discours fort d’une croissance économique permettant de sauver notre tissu industriel,
peut être un moment de mobilisation des militants, des électeurs de gauche, et, en ce sens, une étape vers la reconstruction d’un large parti de gauche.
Sur ces bases, le MRC souhaite que le Front de gauche offre une perspective politique, un espoir aux citoyennes et aux citoyens. Mais il constate que les négociations entre le MRC et le Front de gauche achoppent sur des questions essentielles pour l’identité républicaine du MRC. En conséquence, il alerte les organisations du Front de gauche sur la lourde responsabilité qu’elles prendraient en fermant, de fait, la porte aux républicains du MRC.
Mandaté par les militants du MRC 76, j'ai voté cette motion qui a recueilli 15 voix (soit 21% des suffrages), contre celle présentée par JP Chevènement qui a recueilli 56 voix (79%).
Publié le 15/03/2009 à 12:00 par mrcrouen
La victoire des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens en appelle d’autres. Face à Sarkozy et au MEDEF amplifions la mobilisation !
90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 350.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l’annonce de nouveaux plans de licenciements…
Chaque jour qui passe confirme l'ampleur et la gravité de la crise qui pèsent sur la population à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités.
Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu'il y aurait à laisser se poursuivre la mise en œuvre des choix du gouvernement actuel qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l'alimenter, continue de nous la faire payer et s'enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !
L'argent, par milliards d'euros, continue de circuler à sens unique : tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail !
Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d'Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l'Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20 000 suppressions d’emplois annoncées !). Mais ils sont fermés pour l'université et la recherche, l'hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l’ensemble des services publics.
Cela suffit! C'est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible.
Ce n'est pas au monde du travail, à la population de payer la crise! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l'exigence d'un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l'emploi et des services publics.
Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.
Nous saluons la victoire des Guadeloupéens notamment sur l'augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l'université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d'enseignants-chercheurs.
Plus légitime que jamais, l'exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits et de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.
Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C’est vrai dans l'université, la recherche, la santé, la poste et d’autres secteurs publics. C’est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d’unité pour construire le rapport de force le plus large.
Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l’égard des revendications que la journée d'action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l’ensemble des Antilles et à l’ile de la Réunion ont portées, continue.
Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d'une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain.
Conscientes que l'unité est une force essentielle face à l'obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.
Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l'action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales.
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
Signataires du texte:
Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, Gauche Unitaire, le Parti de gauche, le PS, le MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire.